Ici les gens parlent pas Français, normal on est en Amérique me direz vous. Mais oui mais merde, on m’avait dit que ça parlait Français moi.. Ben non.. En fait, en regardant certaines chaines de la télé publique et en entendant certains journalistes, je me dis qu’on a du parler Français ici mais y a bien longtemps parce que ils sont plus très nombreux à le parler. Du moins à parler le Français, « le vrai »… Ici, on parle l’Américain du Nord Francophonisé, un dialecte issu de l’Anglais à base d’un vieux français des colonies.. Historiquement, on peut pas leur en vouloir à ces Américains du Nord Francophonisé de parler ce dialecte : à ce qu’il parait, la France les a abandonné y a bien longtemps. Apparemment, ils ont la rancune tenace parce qu’ici, bien que 300 ans ce sont écoulées, on en parle encore de ce petit épisode régional.. Tiens ça me fait penser qu’en 1830, quand la France et les Pays Bas ont créé la Belgique, les Belges francophones ont été aussi abandonnés alors ?? Bizarres, nos livres d’histoire ne s’y arrêtent pas. Sacrés rancuniers ces Américains du Nord..
Dialecte à la fois succulent est dramatiquement décadent, l’Américain du Nord Francophonisé est un parler régional parlé par à peine la moitié des habitants d’une de 13 provinces et territoires Canadiens. Bien qu’en voie de disparition, ce patois est encore très protégé par on ne sait quel miracle puisque même l’industrie Américaine du Cinéma se prête de bonne grâce à la doublure des ses films dans cet étrange langage. Le film Speed par exemple communément appellé Speed un peu partout dans le monde a du, traduction Américaine du Nord Francophonisée oblige, être renommé du vieux terme francophone inusité : Clenche. Il en est de même pour toutes sortes de films. Ainsi Men In Black, même si la chanson titre originale est chantée dans un Anglais facile et s’appelle Men In Black, ici, c’est devenu « Les Hommes en noir ». Et croyez le ou non, mais ça marche : en rebaptisant tous les films, la magie s’opére et ce dialecte perdure et s’entretient seul au fil des années. A peine croyable, l’Américain du Nord Francophonisé est une langue protégée par des lois qui l’empèche de mourir.
Pour parler l’Américain du Nord Francophonisé, c’est assez complexe. Premièrement, il faut avoir appris scolairement la langue française un peu à la façon d’apprendre le latin en secondaire. Puis, il faut oublier tous les termes précis existant en français de 50% du vocabulaire français de base. Une fois bien oubliés, il faut alors se tourner vers des termes de substitution Anglais en les Nord francophonisant :
Exemple : oublié le téléphone portable, on prend le terme anglais Cellular, on le Américain du Nord Francophonise et on obtient le Cellulaire. Ça veut rien dire, mais ça pête.
Même chose pour le terme « comptabiliser » dans une facture. Trop compliqué, on oublie ce long mot et on prend le terme anglais « to charge », ça devient charger. Fini l’usage du mot charger dans sa sémantique initiale, bienvenue « charger » des frais, charger les frites.. Et même si ça devient n’importe quoi en taxi, tanpis, le chauffeur: Il vous charge dans son taxi il vous charge la course. Ça veut plus rien dire, mais ça pête !.
11.09.2006
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire